Articles de cette pageBienvenue!Heroscape: Chapitre 1 Heroscape: Chapitre 2 Ezariel, Chapitre 1 Demon Soul: Prologue au clair de lune Bienvenue!Ajouté le 14/6/2008 Bienvenue sur mon blog, voyageur du Web!
J'ignore de quelle contrée virtuelle tu viens, ou de quel site tu es issu, mais si tu es venu lire des époppées de Fantasy, tu es au bon endroit! Pour toi, voyageur, j'exposerais ici mes oeuvres, encore peu evoluées, pour que tu puisses admirer mes débuts de romancier.
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Merci d'avance, et bonne lecture.
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Kikidmakak Tags : Catégorie : Divers | Commentaires (0) | Ecrire un commentaire |Heroscape: Chapitre 1Ajouté le 14/6/2008 Le ciel était noirci par les nuages, et le sol rougi par le sang des vaincus. Des débris d'armes et de machines s'ammoncelaient au milieu de la plaine où avait eu lieu le massacre. Cétait quand le vent soufflait dans ce sable étrangement froid, brillant à la lumière de ce soleil invisible. Cétait quand létranger se leva et descendit la dune pour rejoindre de nouveaux arrivants. Cétait quand des centaines de créatures issues de toutes les époques et tous les mondes se rassemblèrent au centre de ce désert perdu aux confins dun autre univers. Cétait à ce moment précis que lhomme parla. Sa voix était forte et autoritaire, et elle correspondait à son physique de meneur dhommes. Il portait une veste noire et, à la ceinture, un revolver argenté. Drake se perdit dans léclat de cette arme, pour finalement être ramené à la réalité par les paroles de lhomme. -Drake ? Ils parlaient la même langue, avec le même accent. Un américain. -Vous me connaissez ? -Oui, on nous a prévenus de ton arrivée. Nous pouvons partir, maintenant que tu es là. Au-delà de son sentiment dincompréhension, Drake ressentit une étrange impression de familiarité avec lendroit où il se trouvait. Il oublia un instant les questions quil se posait sur lhomme à larme argentée et se concentra sur cet étrange souvenir, comme une mémoire venant des ancêtres du monde. Il avait limpression dêtre déjà venu, dêtre né dans ce monde. Il sentait quil y était déjà allé, et il savait quil y avait forcément une part de vérité dans cette croyance. -Qui êtes-vous ? demanda-t-il alors quil commençait à prendre conscience des forces mystiques qui régissaient le désert. -Cest assez difficile à expliquer. -Je veux des réponses, répliqua Drake. Lhomme se tut, et lon deviner à travers ses lunettes noires quil regardait par-dessus lépaule de Drake, vers le vague. Il semblait à la fois compréhensif mais autant perdu que les autres êtres qui sinterrogeaient et paniquaient sur la dune, il semblait aussi avoir parcouru plusieurs épreuves, parfois éprouvantes. Drake se rendit compte quils étaient semblables tout les deux, et il en eut la certitude alors quil navait pas encore appris à le connaître. Mettant fin à sa réflexion, létranger se décida à parler. -Nous sommes comme toi. Nous menions tous notre vie dans la guerre et avons été transporté ici. Chacun errant pour se retrouver sur la dune. -Et que va-t-il se passer maintenant ? -Quand je suis arrivé, les autres mon dit quils attendaient quelquun, et que nous partirions quand il serait là. Tu es arrivé, et je sais que cest toi que nous attendions. Je le sens dans ta façon de te comporter, tu ne paniques pas et laisse tes questions de côté, comme si tu connaissais cet endroit. Jai limpression quon se ressemble. Drake fut surpris de voir lhomme partager son sentiment. A peine demandait-il plus de précision sur lendroit où ils allaient, toutes les créatures de la dune se mouvaient comme un seul homme vers lhorizon. Il suivit le mouvement, accompagnant lhomme qui continuait de lui parler. -Je mappelle Carr. Et, comme sil savait depuis le début quil avait à jamais quitté son monde, Drake déclara: -Je viens de -Moi aussi, avoua Carr. Il ramassa une épée qui se trouvait dans le sable à quelques pas de là et la brandit. Elle était gigantesque. -Et voici ce que ma offert Erland à mon arrivée ici. -Erland ? -Celui qui nous a accueillis quand nous sommes venus. Il sait où nous allons.
Tags : Catégorie : HeroScape | Commentaires (2) | Ecrire un commentaire |Heroscape: Chapitre 2Ajouté le 15/6/2008 Le temps se dégradait. Les nuages venaient, de plus en plus nombreux, comme attirés par la cité qui palpitait dactivité en bas, près à masquer les étoiles de la nuit qui viendrait. Déjà le soleil déclinait, inexorablement vers les montagnes, changeant dhumeur, son pelage de feu devenant cramoisi. La vue de ce soleil décadent donnait à Raelin lenvie de senvoler et de tirer létoile vers le haut, pour que le jour dure toujours, et quenfin son angoisse du noir disparaisse. Debout au balcon du palais, elle se rappela les paroles que lui avait adressées un vieil ami : « Je préfère la nuit, elle est plus sombre, mais plus paisible. Elle est source de peur pour toi, mais de réconfort pour moi ». -Tu penses encore à Runa, nest-ce pas ? demanda une voix derrière elle. Elle se retourna et aperçut son mentor, Kelda. Celle qui lavait élevée. -Je me rends compte seulement maintenant quil avait raison. Je ne dois pas avoir peur des ténèbres. -Pourtant, cest toujours le cas. Elle hésita avant de répondre. -Oui. -Runa est parti sur le mauvais chemin. -Il a changé de motivation, cest tout, répliqua Raelin avec un air de mélancolie dans la voix. Il ny a pas de droit chemin. -Tu as raison, tu as bien appris. Raelin se reprit à contempler le soleil qui disparaissait et la nuit qui gagnait du terrain sur lui. Il embrasait locéan, laissant de petites lanternes nichées au creux des vagues. Les premières étoiles faisaient leur apparition à lEst. Une belle nuit qui arrivait. -Assez parlé de Runa, trancha Raelin. Pourquoi viens-tu me voir ? -Erland est en route. -En route ? Il est parti depuis hier. -En route, sur le chemin du retour. Raelin sentit un malaise étrange se rajouter à son angoisse nocturne. Erland revenait Avec les guerriers. -Il sera là demain. Je tais désignée, tu devras toi aussi les entraîner. -Combien seront-ils ? -Deux mille. Peut-être plus. Le dernier rayon de soleil samenuisait, et quand lastre du jour eut totalement disparu sous les eaux, Raelin sauta du balcon. Elle étendit ses ailes et ralentit sa chute, puis se posa avec légèreté dans la cour, suivie de Kelda. -Tu as des pieds pour marcher, lui dit-elle. -Mais jai aussi des ailes pour voler. Dans ce désert qui sétendait en un océan de sable brûlant jusquà des distances où lil ne pouvait voir, une foule se déplaçait, inlassablement. Guidée par un homme habillé dune robe orangée aux motifs mauves, une paire dailes blanches dans le dos. -Cest donc lui Erland ? demanda Drake avec un air soupçonneux. -Oui, il est arrivé ce matin, il a dit quil allait nous amener dans un autre endroit, meilleur, concéda Carr, toujours à ses côtés. -Je lespère bien, rien nes pire quici. Les soldats accompagnaient toujours, éparpillés dans la foule. Lui avait marché avec Carr toute la journée, lui racontant sa vie et ce quelle lui avait appris. Il avait parlé de son pays déchiré par la guerre, et Carr avait simplement répondu : « Pas chez moi ». Celui était dailleurs toujours très silencieux, et se fermait dés quil sagissait de parler de son passé. Il ne confiait que ce quil savait sur Erland et le désert où ils marchaient. Drake avait donc appris que ce « monde » nétait ni une autre planète, ni un autre temps. Juste un endroit entre les mondes, ailleurs. Un endroit où, selon Erland, tout être passait avant de naître. Celui-ci était aussi mystérieux que le lieu où il les emmenait. Il ressemblait à un prêtre don-ne-sait-quelle religion, avec sa robe de feu, mais quand Drake avait aperçu son visage jeune et paisible, il y avait lu de la sagesse et, peut-être, de la magie. Déjà la foule sarrêtait, et Erland levait les mains vers le ciel. Il se passa alors une chose qui dépassait tout ce que Drake aurait pu imaginer. Comme après la bataille, le paysage sestompa, et les teintes dorées du désert disparurent pour laisser place à ce quy ressemblait à un jardin. Les plantes grimpaient sur les colonnes et murs, et lodeur de roses revigora les égarés. Trois autres êtres ailés attendaient, regardant les créatures émerger de lautre réalité lune après lautre. Erland observa chacun des êtres. Il sinclina et Drake put lentendre parler. -Jai accompli ma mission. Tags : Catégorie : HeroScape | Commentaires (1) | Ecrire un commentaire |Ezariel, Chapitre 1Ajouté le 15/6/2008 Le coucher de soleil était mauve. Un mauve tirant sur le bleu et parsemé de teintes roses. A ce stade de la journée, le soleil ne faisait pas mal aux yeux, il projetait juste une agréable sensation dapaisement qui faisait oublier la solitude lorsquon le regardait. Cest pour cette raison que le cavalier du désert chevauchait sans cesse vers ce soleil, avec toujours la même envie de lattraper, de le tenir dans ses mains pour les réchauffer, et, parfois, quand il se sentait basculer lentement vers la folie, lenvie de lécraser entre ses doigts. Janiriel entra dans le hall du palais avec une expression de fureur sur le visage. Tous les visages de citoyens et de paladins présents se tournèrent vers lui, son aura ayant embrasé toute la pièce dun incendie spirituel. Il parcourut la foule des yeux un long moment, plissant les yeux sur chaque visage pour le reconnaître. ......... Il ouvrit les yeux et regarda le ciel. Du bleu, à linfini. La nuit était devenue jour, et le noir parsemé de points de lumière était devenu bleu. Tout était en ordre, et lordre des choses était toujours le même, comme chaque matin depuis la création de ce monde. Rien ne changeait, les rois gouvernaient toujours; les paysans travaillaient toujours; les pillards pillaient toujours; et Ezariel errait toujours de part le monde. ........ Nas tu donc pas assez dormi cette nuit? Ou as-tu simplement trop voyagé aujourdhui? ....... Ezariel ouvrit les yeux, et vit les arbres défiler devant lui. La discussion avec son alter ego semblait avoir duré des heures, mais il savait que son sommeil navait duré quune seconde. Il leva la tête, et contempla la lumière du soleil qui dansait au rythme des feuilles. En observant le paysage, il apprit quil sapprochait des montagnes. Il tendit loreille et entendit, au-delà de bruits de la forêt, des pas, qui se rapprochaient. Un Kabir, de grande taille et de sexe masculin, armé dune épée et dun arc, sans pouvoir magique. Il arriva devant Ezariel juste après que celui-ci ait fait son analyse et sarrêta, scrutant le voyageur dun oeil curieux. Il porta la main à son épée. Ezariel sut quil allait devoir entamer un dialogue... Tags : Catégorie : Ezariel | Commentaires (2) | Ecrire un commentaire |Demon Soul: Prologue au clair de luneAjouté le 2/9/2008 La nuit constellée détoiles et la clarté de la lune à son zénith dessinaient une ombre élancée dans léglise en ruines. Les pierres qui jonchaient le sol, vestiges des colonnes ayant soutenu le toit maintenant disparu de lédifice, restaient impassible alors que lhomme debout devant lautel se récitait une nouvelle fois la légende à laquelle il avait consacré sa vie.Le récital sinterrompit lorsque la porte souvrit à lautre bout de la pièce. Un homme encapuchonné entra, un sabre attaché dans le dos et un long et fin paquet en main. La silhouette face à lautel reprit sa mélopée. -Alors arrivera un homme pour le porter, et le démon renaîtra à travers lui, pervertissant lentement son esprit et prenant peu à peu possession de son corps pour terminer le travail quil avait débuté des siècles plus tôt... Le nouveau venu en leva son manteau et le jeta nonchalamment par terre avant de sapprocher de létrange prophète. Il avait la peau pâle et de minces et malicieux yeux bleus, encadrés par de longs cheveux de feu attachés au niveau de la nuque et tombant sur sa taille. Ses pas résonnaient sur le vieux plancher pourri, évitent les restes de statues religieuses dispersées ça et là sur le sol. -Jai ce que vous mavez demandé. Lautre se retourna. Cétait un homme au teint hâlé, imberbe, et aux iris brillant intensément dune lueur dorée. Une cicatrice en croissant entourait son oeil droit. Il était vêtu de simples pantalon et bottes noirs et dune tunique blanche à large col ouvert sur la poitrine, laissant apparaître un tatouage en forme de soleil sur son coeur. -Donne-le moi, ordonna-t-il de sa voix puissante et autoritaire. -Quand vous maurez payé, répondit lautre. Ses prunelles bleues marine rencontrèrent les yeux dor de son employeur. Un frisson le parcourut. -Je te paierai quand je serais sûr que cest lauthentique. Lhomme aux cheveux rouges soupira, autant par peur inavouable que par agacement, et enleva les étoffes mauves qui recouvraient lobjet, dévoilant ainsi un katana anormalement long rangé dans fourreau violet. Larme devait faire à peu prés un mètre vingt et semblaient parcourue de colériques palpitations, comme si un être enfermé à lintérieur exprimait son besoin dévasion. Le prophète aux yeux dorés tendit la main vers le sabre pour lattraper. -Je vous conseille de faire très attention à cette arme, conseilla le mercenaire aux cheveux rouges, interrompant ainsi son employeur dans son mouvement. Je nai eu aucun mal à la voler, mais quand je lai touchée, jai cru que mon cerveau se consumait. Il y a quelque chose de maléfique dans ce sabre. Son mandant hésita. Il tentait de masquer la peur naissant en lui, le faisant suer de tout son corps. Sa main tremblait, figée à quelque centimètres du katana. Il inspira profondément, puis chassa sa peur superstitieuse et attrapa la poignée du sabre. Il ressentit instantanément une décharge électrique qui raidit tous ses muscles, et la vision furtive dune silhouette aux milieux des flammes acheva de le pétrifier. Un spasme musculaire à son bras fit bouger sa main, et la lame sortit de dix centimètres du fourreau. Il regarda le reflet dans la lame. Il aurait dû voir ses yeux, mais à la place se trouvaient deux prunelles écarlates entourant deux pupilles verticales. Un cri déchira le calme de léglise aussi aisément que ce sabre pouvait trancher les membres. Le mercenaire recula, laissant tomber larme. Il regarda celui qui lavait engagé tomber à genoux en se tenant la tête dans les mains. Le cerveau qui se consumait de lintérieur... Il ferma les yeux, refusant dassister à cette terrifiante manifestation démoniaque. Il ne les rouvrit que quand il entendit la « victime » haleter, recroquevillée sur le sol. -Vous êtes content? demanda-t-il en essayant de reprendre son habituel air arrogant. Maintenant que vous êtes sûr que ce sabre est vraiment votre «Âme », payez-moi et retournez à vos rituels! En vérité, il se moquait bien de sa prime, à présent. Tout ce qui limportait, cétait de pouvoir déguerpir au plus vite. -Tu las trouvé, chuchota la voix maintenant calme du mandant. Je dois le détruire. Il se leva doucement, larme à la main, et se dirigea vers lautel. Le mercenaire hésitait entre partir et rester. Il vit son employeur poser lobjet sur lautel et le cesser du bout de doigts. -Je dois le détruire, annonça-t-il. Il leva sa main droite vers le ciel étoilé, et sa paume se mit à luire. Il regarda la lune qui semblait lobserver, puis baissa les vers le sabre. Il poussa un cri de stupeur et écarquilla les yeux en voyant le katana et son fourreau entourée dun étrange et fluide brouillard rouge. -La magie du Démon! hurla-t-il. Il faut réduire le réduire à néant maintenant! Une lueur de démence brillait dans ses yeux. Le brouillard rouge se mit à tournoyer dans la pièce. Il abattit sa main sur larme. Une lueur dorée inonda la pièce, noyant dans son sillage dor la brume cramoisie émanant du sabre. Quand les ténèbres revinrent, la sabre avait disparu. -Je nai pas réussi à le détruire, dit une voix. Il a trouvé son maître. Le mercenaire recula vers la porte en chancelant. Il jeta un regard interrogateur au prophète accroupi dans un coin sombre de la pièce. -Son maître et son esclave. Son bourreau et sa victime. Nous allons tous mourir... Il sanglotait. Sa silhouette évoquait une créature de la nuit tapie dans une caverne en attendant la tombée du jour. Le mercenaire aux cheveux cramoisis se dit finalement quil pouvait patienter avant dêtre payé. Il ouvrit la porte de léglise et partit en courant, ignorant le regard doré empli de démence qui était dirigé vers lui. Tags : Catégorie : Demon Soul | Commentaires (0) | Ecrire un commentaire | |
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